
La France a besoin d’un plan d’action visionnaire qui soit porteur d’avenir
La personnalisation de la politique est devenue prépondérante par rapport au programme d’action dont la France a besoin.
Pourquoi ce programme est-il toujours en préparation à la veille et au lendemain des élections alors qu’il devrait être le résultat d’une réflexion approfondie remontant du terrain?
Les élections présidentielles de 2027 vont être dramatiques car plus que jamais c’est l’avenir de la France et de sa population qui est en jeu.
Notre pays est un navire à la dérive qui est sabordé par son propre capitaine trop accaparé par sa propre personne.
Les extrêmes engrangent chacun de leur côté les aigris et les mécontents, les victimes des dérives de notre société, avec des champions hérités d’un passé qui fait parti de leur ADN.
Les anciens partis de gouvernement, ont perdus leur colonne vertébrale à force de luttes intestines et de compromissions pour participer au pouvoir avec un culte de la personnalité qui a précédé et empêché sinon retardé la préparation d’un plan d’action.
Le Parti Socialiste a perdu son électorat populaire dévoré par l’ambition de ses ténors qui ont oublié leurs valeurs à force de se vautrer dans les Ors de la République.
Le RPR, devenu UMP puis Les Républicains a suivi un chemin parallèle, infiltré par les mêmes réseaux d’influence, et le fait de changer de nom n’y a rien changé.
Quant au Parti Radical pourtant le plus ancien, et soit-disant le plus raisonnable, il a perdu ses forces vives et son essence même à force de se diluer chez les autres, en gardant quelques irréductibles qui veulent perdurer en se rattachant à leur passé au lieu de regarder franchement vers un avenir partagé avec le plus grand nombre.
Reconquête et Nouvelle énergie sont des ersatz qui ont du mal à émerger alors qu’elles auraient été plus efficaces en dynamisant leur propre camp politique qui les a rejeté.
Dans ce maelström je crains fort que nous tombions de Charybde en Scylla car aucun ne propose de changer véritablement de gouvernance en rêvant tous d’endosser le manteau du Général de Gaulle qui n’a pas trouvé de candidat à sa hauteur pour le remplacer.
Certains veulent renverser la table mais sans changer la nappe, les couverts et encore moins les convives autour de la table.
Il faut se rendre compte que nous sommes vraiment au terme d’un cycle.
Nos institutions et l’organisation de la gouvernance sont obsolètes.
La Cour des Comptes et le Conseil d’État ont été créé par Napoléon Bonaparte pour protéger le gouvernement.
L’Organisation républicaine départementale de la France a permis une gouvernance descendante centralisée effaçant les cultures et supprimant l’influence des grandes provinces. Le retour récent aux régions était forcément voué à l’échec en faisant un découpage différent de la réalité géographique et économique, et surtout sans la suppression des départements et une valorisation des communes.
Charles de Gaulle ne voulait pas du Conseil Constitutionnel car il craignait le pouvoir des juges. Il ne sait pas trompé aussi bien en France qu’au niveau européen.
La France a besoin d’une nouvelle organisation de la gouvernance avec une véritable décentralisation des domaines touchant la vie courante tout en gardant une centralisation des pouvoirs régaliens.
La France a besoin d’une vraie démocratie représentative remontant du terrain, pourquoi pas avec des binômes cantonaux travaillant ensemble et siégeant en alternance dans des assemblées régionales pour organiser le quotidien, en déléguant une partie de leurs élus à l’Assemblée Nationale seulement pour légiférer dans les domaines régaliens.
La France a besoin d’une vraie démocratie représentative qui évite la personnalisation de la politique et le cumul des pouvoirs, ce qui est possible en renouvelant régulièrement le personnel politique comme un passage dans une vie professionnelle, c’est-à-dire la possibilité d’une seule mandature non renouvelable et non cumulable avec une autre activité professionnelle susceptible de devenir un emploi fictif ou un conflit d’intérêt.
Il est évident que cette vision est contraire aux intérêts de tous ceux qui ont fait de la politique un métier, souvent sans avoir eu de véritables expériences professionnelles de terrain, en surfant sur l’actualité avec des promesses électoralistes qu’ils ne pourront pas tenir car ils ne savent pas vraiment comment faire.
Pour le moment ce sont eux qui ont le pouvoir de faire à condition de prendre la mesure de leurs responsabilités.
J’espère que la personne qui sera élue en 2027 aura le courage de faire cette véritable révolution de façon pacifique sinon je crains que cette révolution se fasse dans la rue avec des conséquences qui rappelleront les excès de 1789 car les guerres civiles sont les pires qui soient !

25 juillet 2026 
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