Les violences faites aux femmes sont une partie émergente de la violence dans notre société


La violence intra-familiale est une partie émergente de la violence qui est malheureusement commune dans notre société. Elle fait partie de l’animalité de l’Homme qu’il faudrait apprendre à dominer depuis le plus jeune âge dans la cellule familiale et à l’école.

C’est une erreur de la présenter de façon unilatérale qui alimente la « guerre des sexes ».
Il est évident que les conséquences de la violence physique des hommes contre les femmes sont beaucoup plus fréquentes et plus graves, sans commune mesure, mais c’est une erreur de ne pas l’envisager en même temps dans l’autre sens, et surtout de la séparer de la violence psychique, car la frontière entre les deux est mince, et cette dernière peut déclencher la première.

Le parallèle avec les violences faites aux enfants mériterait aussi d’être envisagé, car il est reconnu que ces comportements déviants sont le plus souvent acquis dans la petite enfance en recopiant le comportement des adultes.

La Société a le devoir de sanctionner tous ces comportements déviants depuis le premier acte sans attendre la récidive. Cette sanction devrait être graduée comme si elle s’adressait à des enfants, car quelque soit l’âge, le premier avertissement doit faire clairement comprendre l’interdiction et les limites à ne pas franchir.

Pour cela il faudrait créer un carnet du justiciable où serait enregistré tous les incidents de violence, mains courantes et plaintes pour violences même en cas de classement sans suite, avec un système d’alerte qui préviennent la police pour qu’elle soit encore plus vigilante. Une prise systématique d’empreintes et une analyse d’ADN viendrait compléter ce carnet pour bien faire comprendre à la personne violente qu’il est mis sous surveillance.

Pour cela il faudrait que la victime soit entendue par la Police à chaque fois qu’elle en a besoin avec un enregistrement systématique au lieu d’être trop souvent refoulée quand les lésions physiques ne sont pas graves, voire même écartée de son domicile et de ses enfants, pour raison de simplicité car c’est malheureusement la personne violente qui est la plus persuasive, usant parfois de ses relations pour convaincre.

En complément pour éviter les abus diffamatoires, il faudrait que le mensonge et les fausses déclarations soient sévèrement sanctionnées, notamment sur le plan financier, aussi bien des personnes concernées par l’enquête, que des éventuels témoins qui pourraient faire des faux témoignages, avec une circonstance aggravante s’il s’agit de médecin ou de notable usant de leur notoriété, de leur compétence, de leur titre ou de leur influence pour protéger et/ou accuser à tort.

Enfin il faudrait que la Justice remplisse son rôle, comme dans la petite délinquance, car même si la Police fait bien son travail d’enquête et de protection, les peines délivrées sont bien souvent trop faibles, alors que le préjudice physique et surtout moral et psychologique de la victime est très lourd, pouvant compromettre sa vie entière.

Dans cette démarche préventive que devrait avoir la Justice, j’ai du mal à comprendre la tolérance vis à vis des personnes qui font l’apologie de cette violence faite aux femmes au sein de la famille dans le cadre d’un enseignement religieux rétrograde et sectaire.

En amont, nous devrions avoir une réflexion sur l’expression de la violence dès l’école où la mixité devrait être un apprentissage du respect des différences sans tomber dans les excès de la confrontation des sexes dans la pratique des sports violents où le contact viril est mis en avant.

Pour l’exemple, la danse, les arts martiaux d’esquive, le volley-ball devraient remplacer la boxe, le foot, le rugby qui provoquent des accidents graves, surtout chez les filles, et qui ne font qu’entretenir cette violence entre les sexes au lieu d’apprendre à la contenir, à la dominer.

De même, il faudrait s’interroger sur l’effet des films et des jeux violents, accessibles sur Internet depuis le plus jeune âge, avec à la fois la nécessité d’un contrôle parental et d’un blocage systématique de tous les médias violents et pornographiques.

Ce sont des réflexions qui ont été nourries par mon expérience de médecin confronté à des accidents et à des conduites inacceptables qui devraient pouvoir être évités, en tout cas plus souvent, si la Société agissait avec une véritable démarche préventive et éducative avec des sanctions adaptées dès les premiers incidents.

 

Olivier Badelon

 

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