Un discours pour une politique citoyenne


Nous sommes le 30 janvier 2011. Il n’est pas trop tard pour souhaiter une bonne année et une bonne santé à tous ceux qui auront la curiosité de consulter ce site de réflexion générale.

J’en profite aussi pour remercier tous ceux qui m’ont témoigné leur intérêt et leur confiance en votant pour moi lors des élections internes de l’UMP à la Présidence de la Fédération de Paris le 18 Novembre 2010.

Ils ont été 15,6 % à montrer qu’ils espéraient comme moi, une autre façon de faire de la politique, plus proche de la société civile et de l’intérêt général.

Je n’ai pas publié immédiatement mon discours car je considérais qu’il était destiné avant tout aux délégués de l’UMP présents dans la salle de réunion.

En fait, il mérite d’être diffusé au plus grand nombre, car les messages que j’ai voulu faire passer n’ont pas été entendus ou compris par nos responsables politiques.

Cela recommence en 2011 comme avant. Les réunions sont de nouveau annoncées au dernier moment et organisées à des horaires incompatibles avec le monde du travail.

La politique ne doit pas simplement servir aux politiques et aux médias qui font leurs choux gras du combat des chefs.

Il faut que les politiques s’intéressent vraiment à leurs concitoyens si ils veulent les motiver pour voter avec discernement et sérénité lors des prochaines élections.

LE 18 NOVEMBRE 2010

Chers compagnons


Les premiers mots de Aung San Suu Kyi à sa libération

ont été un hommage à la démocratie socle de la liberté d’expression.


Nos élections internes

sont un témoignage de cet esprit démocratique.


Admirateur du Général de Gaulle depuis l’enfance,

je rêve d’une société libérale, responsable et solidaire

où nous aurions tous les mêmes droits et les mêmes devoirs.


Dès les années 1980,

je me suis intéressé à la politique

dans le cadre de mon activité hospitalière.


J’ai pu agir directement sur l’évolution de l’hôpital

en étant conseiller technique à la Direction

de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris.


J’ai travaillé dans le Groupe Santé de Raymond Barre

dans le domaine de la prévention pour préparer les

élections présidentielles de 1988.


Convaincu de l’importance du monde associatif,

j’ai aussi participé à la naissance de la Fondation Hôpitaux de Paris.


La Convention Internationale des Droits de l’Enfant en 1989,

m’a donné l’opportunité de défendre les hôpitaux d’enfants,

à une époque où le Ministère voulait diminuer les lits de pédiatrie.

Malheureusement cette politique continue à Paris,

alors que nous manquons de lit pour les pathologies saisonnières

et qu’il faut envoyer nos enfants handicapés en Belgique

car il n’y a pas assez de structures d’accueil dans toute l’Ile de France.


Je me suis inscrit au RPR

devant la montée de l’extrême droite

et la dégradation des principes fondamentaux de notre société.


J’ai organisé une manifestation nautique

sous le patronage de Jacques Chirac à la veille des élections présidentielles de 1995

en faisant ramer ensemble toutes les catégories du personnel hospitalier de l’Assistance Publique sur le canal de l’Ourcq

de l’hôpital Jean Verdier à Bondy jusqu’au bassin de la Villette

pour valoriser les hôpitaux périphériques et dynamiser l’esprit d’équipe.


J’ai donné un rapport en 1995 à Alain Juppé

sur l’avenir de l’Hôpital et des systèmes de soins en France

qui réclamait une organisation régionale et une gouvernance des hôpitaux,

et qui faisait des propositions concrètes

15 ans avant la loi Bachelot,


Elles ont été ignorées ou déformées.

J’ai été déçu par le manque de réponse

des responsables et leur attitude anti-médecin.


Je me suis alors consacré avant tout à mes patients,

aussi bien à l’hôpital public qu’en clientèle privée.


Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir Nicolas Sarkozy

pour porter le flambeau.


Lors des dernières élections présidentielles,

il a fait rêver la majorité des françaises et des français,

de tous âges et de toutes les conditions sociales.


Nous savons tous que la période de grâce est terminée.


Il faut prendre garde

à ceux qui ne font que critiquer sans proposer d’alternative

à ceux qui sont capables de sacrifier l’élection présidentielle de 2012

en visant la suivante.


Il ne faut pas forcément des hommes formés à l’ENA ou à Sciences-Po

pour pouvoir guider notre pays.


Les femmes et les hommes de la société civile

sont tout aussi compétents et probablement plus clairvoyants.


Christine Lagarde en est un exemple éclatant :

Sa compétence professionnelle acquise à la tête d’un cabinet d’avocats international,

son charisme sur ses collaborateurs et le grand public,

sa capacité à expliquer de façon simple les choses les plus compliquées,

sont des qualités essentielles

qui seront très utiles pour l’avenir de la France.


Nous allons être confronté à des élections très dures.

La révolte n’est pas loin.

Si elle ne se traduit pas dans la rue,

elle se traduira dans les urnes.


La victoire de la Réforme des retraites

risque d’être une victoire à la Pyrrhus

si nous ne réagissons pas,

d’autant qu’on a envie de dire

tout ça pour ça ,

tout ça pour 2 ans.


Ne sous-estimons pas le sentiment d’injustice

ressenti par la majorité de la population

devant l’étalage des affaires de cet été.


Elles ont mis en exergue les aberrations

de notre système fiscal hérité du passé.

Il aurait mieux valu

supprimer l’ISF

qui pénalise surtout la population la plus productive

et

supprimer les avantages liés aux Fondations

qui servent de paravents aux grandes fortunes,

au lieu de créer le bouclier fiscal.


Ne sous-estimons pas le ressentiment des médecins

contre la loi Bachelot

qui a été imaginée sans eux

et qui se met en place contre eux

sous la pression de l’administration et des mutuelles.


Il fallait organiser les réseaux de soins au niveau régional.

Il fallait améliorer l’organisation de nos hôpitaux.


Il ne fallait pas transférer les charges du service public

vers les établissements privés et les médecins libéraux.

Il ne fallait pas exclure les soignants de tous les organismes de décision,

en les rendant responsables de tout

alors qu’ils ne sont plus maîtres de rien.

Il ne fallait pas dévaloriser l’ensemble des médecins,

en particulier les spécialités les plus difficiles au plan humain,

la chirurgie, l’obstétrique, l’anesthésie, la pédiatrie.


Nous aurions aurait pu faire autrement

si Mme Bachelot et son équipe

avaient écouté les médecins de terrain.


J’ai moi-même pris la parole lors d’une réunion UMP au Ministère de la Santé,

bien avant la présentation de la loi HPST à l’Assemblée Nationale.

Encore une fois les responsables n’ont pas cherché

à connaître notre point de vue et nos motivations.


Les médecins sont furieux contre notre gouvernement

Ils sont d’autant plus furieux que le système de santé

se dégrade très rapidement à tous les niveaux.


Le personnel hospitalier est démotivé.


Les médecins ne s’installent plus en libéral.

Savez-vous que l’année dernière, en 2009,

un seulcardiologue s’est installé en ville à Paris et aucun chirurgien général ?


Le numerus clausus à l’entrée des études de médecine

n’a pas été augmenté en 2010

alors que la pénurie de médecin est annoncée depuis longtemps.

Pourquoi rejeter des étudiants motivés

et les remplacer par des médecins formés dans des pays en voie de développement

à qui nous volons les médecins dont ils ont besoin ?


Les médecins sont d’autant plus furieux

que Madame Bachelot a montré son incompétence

dans la gestion de la grippe A

malgré les nombreuses alertes des médecins généralistes

qui ont été écartés de la campagne de vaccination.

Heureusement le virus n’était pas méchant,

sinon nous courrions à la catastrophe sanitaire.

Encore une fois il aurait fallu écouter la base.

Quels mauvais choix ! Quelle perte de temps !


L’UMP ne doit pas être simplement

une courroie de transmission vers le bas

mais aussi et surtout

un réseau pour faire remonter les informations vers le haut.


Nous sommes tous des citoyens à part entière

Je n’ai pas l’intention de donner des leçons à quiconque.

Je suis comme la plupart d’entre vous.

Je vous ressemble.

J’ai envie de vous demander.

Pourquoi faites vous de la politique ?

Pourquoi vous êtes vous investis dans l’UMP ?

Que pensez-vous de l’évolution de notre société,

Que pensez-vous de votre métier ?

des femmes et des hommes

qui se consacrent à la défense et au service des autres,

dans l’armée, la police, la justice,

l’éducation, la santé,

les services de l’État ?

Que pensez-vous de l’évolution de l’Europe,

dans ses institutions,

dans son organisation sociale, commerciale, sa défense ?

Avez vous des propositions personnelles?

Comment faire pour rassembler

et pour convaincre la majorité de nos concitoyens

que nos choix sont les meilleurs

et que nos candidats sont les plus compétents ?

Autant de questions que j’aurais aimé que l’on me pose

et que je voudrais vous poser.


Je vous ai déjà fait part de ma déception

devant le manque d’intérêt de nos élus

pour ce que pensent les parisiens.

Les réunions et les commissions professionnelles

où il serait possible de mieux se connaître et d’intervenir,

sont le plus souvent annoncées au dernier moment,

à des heures impossibles pour les parisiennes et les parisiens qui travaillent.


J’appelle de mes vœux

une autre façon de faire de la politique.


Les parisiens ont besoin qu’on s’intéresse à eux.


Envoyons les bénévoles de l’UMP dans les rues de Paris

pour les interroger avec des questionnaires précis

sur les sujets qui les intéressent.


Donnons aux parisiens les résultats de ces enquêtes

à l’occasion de colloques ouverts à tous les membres de l’UMP

à tous les parisiens motivés,

pour créer une véritable dynamique électorale.


Organisons ces colloques comme de vrais congrès scientifiques,

annoncés longtemps à l’avance,

à des horaires compatibles avec le monde du travail,

avec des tables rondes animées par des orateurs compétents et reconnus.


Les compagnons de l’UMP pourraient s’exprimer à la tribune

de façon courte et ciblée sur des thèmes précis.

Les élus et les Ministres seraient là pour écouter,

comprendre et poser des questions

comme l’ensemble des participants.


Les résultats aux élections municipales et régionales

doivent tous nous interroger !


Philippe GOUJON vous demande

de reconduire pour la quatrième fois

son mandat de Président de la Fédération.

Il pense que la priorité « est de réussir l’union des nouvelles circonscriptions

issues du redécoupage électoral. »


Je ne pense pas que cela soit le premier souci de nos électeurs.

Il ne faut surtout pas laisser penser que la campagne électorale de 2012

puisse faire l’objet de négociation

pour les élections de 2014

et inversement.


Il ne s’agira pas simplement de rassembler

et de convaincre les adhérents présents dans cette salle,

mais tous les autres et surtout la majorité des parisiens.


Vous êtes assez responsables pour rester unis

et permettre à notre famille politique de continuer à guider le pays.


Vous êtes assez responsables pour faire vos propres choix de personne

dans vos circonscriptions


Vous devriez vous rendre compte

que le cumul des postes à responsabilité

et la possibilité de renouveler sans limite les mandats électoraux,

sont les principales causes

de la perte de confiance des français pour les politiciens.


Vous devriez montrer l’exemple en démultipliant le nombre des élus

au lieu de mettre tous les pouvoirs politiques

entre les mains de quelques uns.


Finissons en avec le cumul des mandats

qui empêche la société civile,

en particulier les femmes,

de prendre leur vraie place dans le débat politique.

Nous devrions donner l’exemple pour 2012.


Un élu, un seul mandat, une fois


C’est le choix que vous devriez faire aujourd’hui.


Le futur Président de la Fédération de Paris

devra donner le ton des campagnes électorales à venir.


Il devra dynamiser, rassembler, convaincre,

avec comme seul objectif les élections de 2012.


Il faut avant tout choisir

celui qui saura être le plus proche

des parisiennes et des parisiens.


Si vous me choisissez,

ne comptez pas sur moi

pour prendre la place de quiconque

car j’ai déjà un métier très prenant qui me passionne.


Je ferai tout

pour aider au mieux Jean-Marc Giannesini

qui est le véritable chef d’orchestre de notre Fédération.


Je tiens à le remercier pour le questionnaire

qu’il a mis sur le site internet de l’UMP

pour demander aux adhérents de s’investir dans la campagne électorale

et de participer à des groupes de travail

au niveau parisien et national.


Pour ma part,

je voudrai m’investir sur des sujetsqui me paraissent essentiels.


Il faut les rajouter à la liste des groupes de travail

aussi bien pour le progrès de notre société

que pour notre réussite aux élections à venir

car il faut absolument que les électeurs se sentent concernés

si nous voulons les ramener vers nous.


Au plan municipal,

je vous propose d’organiser un groupe de travail sur

la Santé des parisiens.

Au plan national

il faut absolument continuer à travailler sur

Le chantier des retraites et la place du travail dans notre société

et sur

La place de la femme dans la société.


Je vous propose d’y réfléchir ensemble

et j’espère que celles et ceux

qui sont intéressés par mes propositions me rejoindront.

Je suis prêt à répondre à vos questions.

Merci pour votre attention

Olivier Badelon, le 18 novembre 2010

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